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Cinq des douze animaux calendaires

Cinq des douze animaux calendaires

Fin de l’époque des six dynasties (316 – 589), début de la dynastie des Sui (581 – 618)
Terre cuite
Environ H : 21.5 cm l : 11.5 cm
M.C.9860( le tigre : 3e année du cycle), M.C.9856( le dragon : 5e année du cycle), M.C.9857( le serpent : 6e année du cycle), M.C.9858( le singe : 9e année du cycle), M.C.9859( le coq : 10e année du cycle)

Douze animaux horaires commandent les heures du jour (autrefois, dans une journée, les Chinois ne comptaient que douze heures, une heure étant équivalente à deux heures occidentales) comme les années. En rapport avec les douze branches terrestres, ces shengxiao sont régis par un cycle de douze ans, ce qui explique l'importance de soixante ans, l'âge de l'entrée dans l'heureuse vieillesse, aboutissement du cycle complet duodécimal.

Les animaux se succèdent ainsi : le rat, le bœuf, le tigre, le lièvre, le dragon, le serpent, le cheval, le mouton, le singe, le coq, le chien et enfin le cochon.

Ces notions sont connues dès les Han, mais leurs représentations n'apparaissent vraiment qu'avec les Six Dynasties et sont fréquentes dans les statuettes funéraires des Sui et des Tang, soit VIe-IXe siècles. Elles se présentent sous la forme de personnages humains, debout ou assis sur les talons, dont la tête est remplacée par la tête de l’animal.

Les pièces sont en général assez frustes. De taille moyenne, nos figures gardent une grande qualité de traitement et d'expression. Le fort modelé synthétique d'un corps debout et massif s'allie à la finesse d'une tête délicatement modelée, toutes caractéristiques du style des Six Dynasties.

De tels ensembles complets sont rarement trouvés en fouilles, les pièces ayant souvent été cassées dans la tombe. Le musée Cernuschi en possède cinq : le tigre, expressif avec son mufle aplati et piqueté de félin, car le chien dont il aurait pu aussi être l'image est en général à ces époques représenté avec le museau allongé du lévrier ; le dragon, avec cette stylisation allongée et tout hérissée que l'on retrouvera encore dans les bronzes du Japon tardif de Edo ; le serpent, à l'étonnant mouvement de cou qui lui donne un port altier ; le singe, dont le visage est aussi présent et vivant qu'un portrait réel, et le coq, à la crête arrogante.

Collection : Époque des Trois Royaumes (220-265) et des Six Dynasties (311-589)
Mode d'acquisition : Achat, 1991.
Référence(s)

Marie Thérèse Bobot, Chine connue et inconnue, Paris Musées, 1992, p.134-137.

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Cinq des douze animaux calendaires
© Musée Cernuschi